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Boîte à sourires

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Tendresse

Vos pas sages

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il était une nuit...

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" Le théâtre c'est simple :

tu t'assieds dans le noir

et tu écoutes la lumière
. "


Christian Bobin

 

 

Pour les curieux de l'image, la petite histoire se trouve ICI

Mardi 10 juin 2008



Ils ont entre le bac et la retraite, ils sont donc regroupés dans la case des adultes, presque une palette de vies qui se retrouve le mercredi soir pour « faire du théâtre ».


Mais on ne « fait » pas du théâtre, rien à fabriquer, tout à être et ressentir, respirer, vivre. Vivre en autre peut-être, et encore pas sûre…


Bref, ils sont présents mes cheveux fous et mes cheveux blancs, depuis bientôt trois trimestres, ils tentent de comprendre, de prendre ensemble, mes consignes imaginaires. Oui, j’invente au fur et à mesure de l’année, avec mesure et finesse, chaque exercice proposé. Tout est fait selon eux, pas de prêt-à-porter dans mes ateliers, le travail est fait à la main du cœur, et les coutures souvent apparentes.


Ils se sont sentis perdus en début d’année ; pas comme avec d’autres profs m’ont-ils dit. Mais je ne suis pas prof, leur ai-je répondu, je suis comédienne. Mon travail consiste donc à vous faire partager ma passion, essayer de vous la faire vivre, et non pas vous donner un texte à apprendre sans cœur, pour vous imposer ensuite le pas à droite ou à gauche de ce que l’on pourrait appeler une « mise en scène ».


Le premier trimestre me sert donc à varier les situations dans lesquelles ils sont en jeu, pour non pas les connaître, mais au moins les reconnaître. Comme une esquisse d’eux-mêmes qu’ils me dessinent sans s’en rendre compte. Effleurer leurs blessures personnelles, pour savoir jusqu’où je peux aller avec chacun ; et les protéger par la suite.

Mais surtout, ce premier trimestre m’est nécessaire pour créer le groupe. C’est primordial. Qu’ils se sentent en confiance entre eux, qu’ils apprennent à se tendre, mais aussi à attraper la main.

On est fragile sur un plateau, c’est une nudité insoupçonnée, alors les partenaires de scène doivent être soudés, sinon on chute, seul, et ça peut faire mal, très mal, trop mal…

 

Pourquoi aujourd’hui je vous raconte cela ? Parce que l’on arrive à la fin de l’année, la fin du troisième trimestre, qui se conclut par : le spectacle de fin d’année. Ce spectacle en lui-même je vous en parlerai une autre fois, ce n’est pas ce que je tiens à vous faire partager dans ce récit. Non, la petite histoire la voici :


Mercredi dernier à l’heure du déjeuner, je reçois un coup de téléphone d’une de mes élèves :


     « On m’a proposé un poste sur Paris, cela fait quelque temps que je suis sans emploi, j’ai bien réfléchit, je vais accepter. Ce qui m’ennuie c’est que je ne peux pas finir l’année au théâtre… enfin, je peux me débrouiller pour être présente les soirs de représentations puisqu’elles se déroulent le week-end, mais il m’est impossible d’être là les mercredis soirs. »


J’intègre la nouvelle, délicate, forcément… On étudie ensemble les différentes possibilités. Je la sais capable de manquer les quelques cours restant avant le spectacle, mais y participer quand même. Un point sur lequel je ne démords pas : il me faut l’avis du groupe, car c’est eux qui vont répéter avec une absente. Elle est présente le soir même, je lui demande donc d’expliquer à ses camarades sa situation, et que la décision soit prise collectivement.


Arrivée au théâtre, j’en touche deux mots au directeur du lieu, c’est normal, c’est lui qui m’engage.


        « Je te donne un conseil, bien que te connaissant, je sais que tu ne le suivras pas. C’est à toi seule de prendre la décision. Les autres élèves n’ont pas leur mot à dire. »


Evidemment, il a raison… sur un point : je ne suis pas son conseil. Je commence mon atelier par :


        « Tous sur la scène, en cercle, assis. »


La jeune-femme énonce sa situation, j’énonce mon point de vue, puis je fais un tour de parole, que chacun donne son avis. En quelques mots d’osmose, ils me disent :

 

« Cette année, ce n’est pas tant le spectacle en lui-même qui compte. S’il en manque une, ce ne sera pas pareil, on préfère répéter sans elle, mais l’avoir avec nous pour les représentations. L’important est que l’on se retrouve tous ensemble sur scène. »


Paroles en écho qui m’arrivent droit au cœur, mes yeux s’humidifient… merci… vous avez compris mon métier…



 


par minuimivie publié dans : théâtre en partage communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 9 juin 2008



Pour répondre à la curiosité de Ptitsa


Il y a maintenant 4 ans, je décidais de quitter ma ville natale, qui n’est autre que la capitale pour aller m’installer dans le sud, au soleil et au sourire. Mais avant d’entreprendre ce petit voyage, j’ai voulu m’accorder ce dont j’avais très envie depuis quelques années, à savoir : un tatouage.


Le dessin était pour moi une évidence : un croissant de lune accompagnée d’une étoile.


 La lune est depuis mon enfance ma plus tendre confidente ; et l’étoile, pour le rire du Petit Prince…

Ce qui est étonnant c’est que j’ai appris par la suite que la lune et l’étoile, sont les ornements du sceau de ma famille maternelle…


Seulement voilà, je ne sais absolument pas dessiner, j’en suis restée aux bonhommes patates !

 Je ne voulais pas pour autant qu’un illustre inconnu me grave  son dessin dans le dos. Cela peut paraître absurde, mais lorsqu’on se décide à s’encrer de l’indélébile, tous les choix sont importants. En tout cas pour moi ça l’est. Je ne pouvais donc demander ce coup de crayon qu’à une seule personne : mon petit frère (bien plus haut que moi, mais ayant aussi un grand frère, il faut bien que je les distingue…).


C’est ainsi que je porte à vue une partie de mes rêves, en dessein des doigts de mon frère, et appelé plus tard par ma belle-fille « mon bout de ciel ».


 


 





N’allez pas croire pour autant que mon dos est taché de couleurs, il est déjà parsemé de grains de beauté et c’est bien suffisant.

Non, la couleur est venue un autre jour. Nous vivions en caravane avec mon enchanteur. Ah oui, il faudra que je vous raconte cette aventure nomade aussi, ce sera pour une autre fois. L’enchanteur en question est l’homme que j’ai épousé, des fois que certains se posent des questions. Bref, nous vivions donc en caravane, et à ce moment là, sur un terrain magnifique avec pour colocataire un cheval nommé Billy que voici :

 

 



 


« Qu’est-ce qu’on fait ? »

Et oui certaines questions se posent plus facilement  lorsqu’on vit sans électricité…

« Du body painting ! »

Et voilà mon enchanteur sortant de ses poches miraculeuses des tubes de gouache... et voilà la gouache qui me caresse en couleurs...

 

 


 

 

... et voilà…



 


par minuimivie publié dans : pourquoi je? communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 9 juin 2008

  Malou
   (cliquez pour découvrir ses chroniques ! ) nous propose un anti-portrait,
  voici le mien :

 si vous étiez...


- un poison : la séduction
- une panne : de courant
- une trahison : la religion
- un mensonge : un sourire pour cacher des pleurs
- une arme : un rire
- une censure : Mais faites taire la télévision !!!!!
- un vice : de procédure
- un meurtre : froid
- une maladie : la contagion
- une torture : les pieds salés léchés par une chèvre
- une insulte : marâtre
- une dispute : je ne dispute pas je discute
- une guerre : contre les discriminations
- un cauchemar : celui que je fais depuis toute petite… je me réveille en pleurs et en sueur, je sais que c’est toujours le même cauchemar, mais je ne me rappelle de rien
- un affront : l’assurance
- des larmes : sincères
- une inégalité : dans la coupe de cheveux
- un des 7 péchés capitaux : un assortiment des 7
- une douleur : au ventre
- un cicatrice : celle que j’ai dans le cou… une morsure de vampire ?

 ... et vous ?...
  Vous pouvez aussi jouer au portrais chinois que je vous propose juste
ICI

********

L’anti-portrait chinois d’un scorpion ascendant scorpion / Marc de Metz

 

  Un poison : une famille désunie

  Une panne : d’inspiration

  Une trahison : celle dont on m’accuserait (impardonnable)

  Un mensonge : de convenance

  Une arme : le regard (le mien)

  Une censure : la mort (avant l’heure)

  Un vice : cigarette (chacune)

  Un défaut : l’impatience

  Un maladie : une incurable (celle qui tue)

  Un meurtre : sans douleur (ni couleur)

  Une perversion : l’humour (genre « noir nuit sans lune »)

  Une torture : une émission de variétés (sur TF1)

  Une insulte : me reprocher une faute pas commise

  Une dispute : courte (et bruyante)

  Une guerre : génocide (tous)

  Un cauchemar : je n’en ai jamais fait (c’est un cauchemar)

  Une affront : me recommander le secret

  Des larmes : celles auxquelles je ne m’attends pas

  Une inégalité : entre les femmes et les hommes

  Un des sept péchés capitaux : la gourmandise (même pas honte…)

  Une douleur : celle de vivre (heureux)

  Une cicatrice : j’en suis couvert (un patchwork)







par minuimivie publié dans : on joue? communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 8 juin 2008
   




      un tour de grande roue?





            ...   Avignon de si haut












par minuimivie publié dans : voili voilou communauté : Rêvons si tu le veux bien ...
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Dimanche 8 juin 2008


de deux choses lune,

l'autre c'est le soleil.


                                                     Jacques Prévert
par minuimivie publié dans : impensées communauté : Les portes du merveilleux.
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