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Boîte à sourires

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Tendresse

Vos pas sages

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il était une nuit...

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" Le théâtre c'est simple :

tu t'assieds dans le noir

et tu écoutes la lumière
. "


Christian Bobin

 

 

Pour les curieux de l'image, la petite histoire se trouve ICI

Samedi 14 juin 2008
Je vous en ai beaucoup parlé... le résultat m' a touchée, émue, ravie...
Alors voici quelques images... sans cliché !
Le décor... imaginé et réalisé par mon enchanteur que vous aviez vu à l'oeuvre au grand jour 
ICI


   Une roue comme un cycle qui se balade d'un univers à un autre....
   ....  des personnages dédoublés pour ne pas avoir de principaux, alors une se quadruple en un même temps scénique ....



... et la casquette a deux visages ...







par minuimivie publié dans : théâtre en partage communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Samedi 14 juin 2008

 

... et la roue tourne, tourne, sans dessus-dessous en pénombre à peine déguisée ...


 


 

 

... tourne et se détourne pour trouver son propre cœur...


 



 


 


par minuimivie publié dans : théâtre en partage communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Samedi 14 juin 2008

Une entrée sur scène, sans un mot pour l’accompagner. Et l’impression que tous les projecteurs se sont retournés vers… Justesse d’un humble regard.

C’est cela la présence, la présence sur scène.


Deux de mes élèves ont ce don précieux qu’est l’être sur un plateau. Pour les accompagner un peu plus loin… toucher l’ensemble d’une création théâtrale, je leur ai proposé de passer « de l’autre côté » du miroir. Suivre un autre atelier que le leur, non plus en tant qu’élèves comédiens, mais en tant qu’assistants à la mise en scène et régisseurs son et lumière.

Ils m’ont donc tous deux accompagnés pendant un mois à mes 5 heures de cours de théâtre. Ils ont observés d’autres camarades sur le plateau, et on apprend tellement en regardant ; ils ont été à leur écoute pour envoyer la musique à l’instant juste ; ils ont compris que sans les techniciens un spectacle ne peut être joué…

Sans lumière pour l’éclairer, un comédien est invisible…

Au moment des saluts, lorsque les comédiens lèvent un bras, ce n’est pas pour désigner le public, non. S’ils lèvent le bras, c’est pour remercier ces hommes et ces femmes qui dans l’ombre, sont en osmose avec chaque geste et chaque mot échangés sur le plateau.




 


 


par minuimivie publié dans : théâtre en partage communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Vendredi 13 juin 2008


L’amitié est un amour, et on cherche souvent à la décrire, la traduire en mot…

Pour moi, sa plus belle définition fût celle de Montaigne, parlant de son ami Etienne De la Boétie :


« Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais,

 je sens que cela ne se peut s’exprimer qu’en répondant :

parce que c’était lui ; parce que c’était moi. »


 


 


par minuimivie publié dans : impensées communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 13 juin 2008


En ce vendredi 13, je ne peux m’empêcher de vous parler de ces croyances un peu particulières. Le théâtre regorge de superstitions ! Et comme il se trouve que le spectacle de fin d’année de mes ados c’est ce soir, j’en profite !


D’où viennent tous ces mots, faits et gestes interdits dans ce lieu ?

Ne pas siffler

Ne pas prononcer le mot « corde »

Ne pas souhaiter « bonne chance »

Et la superstition la plus connue : ne pas porter de vert sur scène…


Il existe sans doute beaucoup de réponses à ce questionnement, et je ne prétends pas vous apporter la vérité, je vous donne juste en partage les histoires que l’on m’a racontées.


Le premier fait est qu’autrefois (ne me demandez pas de dates précises, je suis fâchée avec les chiffres !...), les machinistes et les monteurs de décor étaient des charpentiers de la marine, ainsi beaucoup de nos superstitions nous viennent des marins.


L’interdiction de prononcer le mot « corde » est donc une interdiction propre à la marine, ce mot portant avec lui l’idée de mort. Mais les comédiens étant de bon-vivants, il est de rigueur que celui qui prononce ce mot obtient en punition le devoir de payer un verre à tous ceux présents.


Je connais deux raisons au fait de ne pouvoir siffler dans un théâtre. La première, est que les régisseurs de plateau utilisaient des sifflements codés pour communiquer entre eux pendant les représentations lors des changements de décors. Si un comédien sifflait en coulisses cela amenait donc la pagaille !

La seconde raison, que je trouve plus jolie, et qui nous viendrait également des marins, est que le sifflement rappellerait le chant des sirènes… et qui a lu « L’Odyssée » d’Homère, sait à quel point leurs chants envoûtants peuvent emprisonner ceux qui se laissent charmer.


Ne pas souhaiter « bonne chance » mais dire « Merde ». Ce mot lancé daterait de l’époque où les spectateurs se faisaient déposer en calèches à l’entrée des théâtres… Beaucoup de crottins, beaucoup de merdes donc, était synonyme de beaucoup de spectateurs.


Et le vert alors ? J’ai également deux propositions à vous faire.

Molière, lors de sa dernière représentation aurait porté un costume vert… Mais on nous dit aussi parfois qu’il était vêtu de jaune… alors allez savoir !...

La seconde petite histoire, qui paraît plus vraisemblable, est qu’à cette même époque, on utilisait du cyanure pour teindre les costumes en vert… les vêtements de cette couleur étaient donc toxiques.


Voilà pour les petites histoires superstitieuses...

Au passage, une petite explication supplémentaire : cour et jardin.


On ne peut bien évidement s’exprimer avec les directions gauche et droite, le metteur en scène et le comédien  se faisant face… on en revient au jeu du miroir dont je vous parlais hier avec mon œil extérieur. On utilise donc les termes cour et jardin.


Ces expressions remonteraient aussi au temps de Molière. La scène du château de Versailles se situant entre la cour du château et son jardin. L’indication donnée aux comédiens sur le plateau était donc de se diriger soit vers le côté de la cour soit vers le côté du jardin… Aujourd’hui, nous sommes enfermés dans nos boîtes noires, plus de cour ou de jardin à apercevoir des fenêtres. Il a donc fallu inventer des astuces mnémotechniques :


Lorsque l’on est sur scène, on part du principe que le comédien parle avec son Cœur. Ce mot commençant par la même lettre que le mot cour, sur le plateau, face public, la cour se trouve à notre gauche, à la place du cœur.

Lorsque l’on est metteur en scène, en œil divin, on se compare à Jésus Christ. Du point de vue du spectateur le Jardin est donc à gauche et la Cour à droite.


En petit clin d’œil, il se trouve que JC, sont aussi mes initiales de jeune-fille, alors plutôt que de se comparer à Jésus on peut se comparer à…


Voili voilou en ce qui concerne le théâtre et ses petites croyances.

Je vous raconte une dernière petite histoire qui n’a rien avoir avec le théâtre, mais je l’aime bien !!!


Savez-vous pourquoi il ne faut pas montrer quelqu’un du doigt ? « C’est mal élevé ! » Oui, moi aussi on me l’a dit et redit. Mais en fait, cela viendrait du moyen-âge, et de la peur des sorcières. Comment une sorcière jette-t-elle un sort ?... en pointant son doigt sur sa victime…


 


 


par minuimivie publié dans : théâtre en partage communauté : Les portes du merveilleux.
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